Vos sauvegardes datent
de quand, exactement ?
Vous hésitez. C'est le sujet.
Ransomware, compromission de messagerie, prestataire qui tombe et vous emmène avec lui. L'assurance cyber ne remplace pas votre sécurité : elle finance les experts, le juridique et les semaines d'activité que vous perdez.
Diagnostic indicatif et non contractuel · ORIAS 26000830 (COA)
Ordres de grandeur observés en France (CESIN, Hiscox, ASTERÈS/CRIP, ANSSI). Variables selon secteur et maturité.
Ce n'est pas un hacker à capuche. C'est une campagne automatisée qui vous a trouvé.
Trois modes opératoires représentent l'essentiel des sinistres déclarés par les TPE et PME françaises.
Ransomware
Vos serveurs chiffrés, vos données exfiltrées, et une menace de publication pour accélérer la négociation. Tout se joue en quelques heures, sous pression.
Plusieurs semaines avant retour à la normale sans PCA.
Compromission de messagerie
L'attaquant lit vos échanges pendant des semaines, puis intervient au bon moment sur un virement. Personne ne voit rien passer.
Le virement détourné, plus la défiance client.
Chaîne d'approvisionnement
Ce n'est pas vous qui tombez, c'est votre hébergeur ou votre éditeur SaaS. Vous subissez l'arrêt sans avoir la main sur la remise en route.
Un arrêt subi, parfois sans accès aux sauvegardes.
Les programmes cyber que je place sont portés par les assureurs et plateformes spécialisés listés ici. Ce panel est celui de mes partenaires effectifs, et non l'ensemble du marché : je ne me prévaux pas d'une analyse impartiale de tous les contrats disponibles, et l'accès à un assureur ne vaut pas recommandation de sa part. Base d'analyse et rémunération dans les informations réglementaires.
Le jour J, vous n'achetez pas une indemnité. Vous achetez une équipe.
Frais IT & forensic
Une équipe de réponse mobilisée dans l'heure : analyse des journaux, éradication, restauration des données, validation de la remise en service.
Perte d'exploitation
Le chiffre d'affaires perdu pendant l'arrêt, les charges fixes et les frais supplémentaires. Extension possible aux dépendances fournisseurs déclarées.
Communication de crise
Cellule RP, communiqués, hotline clients, surveillance des fuites sur le dark web. C'est souvent ce qui sauve la relation commerciale.
Protection juridique
Honoraires d'avocats, défense face aux recours de tiers, recours contre un prestataire défaillant, assistance lors des contrôles CNIL ou ACPR.
RC Pro et cyber ne couvrent pas la même chose. Les confondre coûte cher.
Les garanties varient selon l'assureur et les conditions particulières. Information générale, non contractuelle.
Le prix ne dépend pas de votre chiffre d'affaires. Il dépend de votre hygiène.
TPE de services peu exposées, avec les bonnes pratiques de base en place : MFA généralisé et sauvegardes testées.
Activités sensibles (SaaS, santé, retail) ou dépendances fournisseurs critiques et volumes de données importants.
Estimation indicative non contractuelle, à titre informatif. Le tarif dépend du CA, du volume de données, des sauvegardes, du MFA et des dépendances critiques.
Ces cinq points conditionnent votre assurabilité, et font baisser la prime quand ils sont en place.
Pas de sauvegarde isolée et testée, pas d'indemnisation. C'est l'exclusion la plus fréquente, et celle qui surprend le plus de dirigeants.
DORA et RGPD ne vous demandent pas d'être assuré. Ils vous demandent de prouver.
Le RGPD impose la notification à la CNIL sous 72 heures. DORA, applicable depuis le 17 janvier 2025, exige des entités financières et de leurs prestataires TIC critiques un plan de résilience documenté et un reporting d'incident dans des délais courts.
La police cyber ne vous met pas en conformité. Elle finance ce que la conformité exige : juristes, experts privacy, communication de crise, tests de résilience, documentation.
Cinq questions avant de demander un devis.
Non, il n'y a pas d'obligation générale. Mais elle est de plus en plus exigée par contrat : par les grands comptes, les investisseurs et certains donneurs d'ordre publics. DORA et NIS2 renforcent par ailleurs les exigences de résilience pour certaines entités.
Les études ASTERÈS/CRIP, CESIN et Hiscox situent le coût médian d'un incident pour une PME entre 45 000 € et 110 000 €, avec une interruption médiane de l'ordre de trois semaines. La part la plus lourde n'est pas la restauration technique : c'est le chiffre d'affaires perdu.
Vous n'êtes pas ciblé, vous êtes balayé. Les campagnes sont automatisées et cherchent des failles, pas des noms. Une TPE avec un logiciel métier non patché est une cible plus facile qu'un grand compte, et elle a moins de trésorerie pour encaisser.
Vous serez probablement inassurable, ou assuré avec une exclusion qui vide la garantie de son sens. L'absence de sauvegardes isolées et testées est l'exclusion la plus classique. La bonne nouvelle : c'est aussi le levier le moins cher pour faire baisser la prime.
L'estimation est disponible en continu. Un devis complet demande en général de trente minutes à trois heures si le dossier est complet. La souscription reste conditionnée à l'éligibilité et aux pièces justificatives.
Décrivez votre système. Je m'occupe des assureurs.
« Un dossier bien monté fait baisser la prime plus sûrement qu'une négociation. »
Le formulaire ne s'affiche pas ? Ouvrez-le dans un onglet dédié.
Commencez par mesurer. Le devis vient après.
Cinq minutes d'évaluation vous donnent votre niveau d'exposition, vos écarts de maturité et un dossier propre à présenter aux assureurs. C'est ce dossier qui fait le prix.
Lancer le parcours résilienceGratuit, sans engagement · Estimation indicative non contractuelle
Assurance cyber pour TPE et PME : tout ce qu'il faut avoir lu avant de signer
Qu'est-ce qu'une assurance cyber, exactement ?
Une police cyber finance les coûts d'un incident numérique : investigation technique, remise en service, pertes d'exploitation, obligations RGPD, communication de crise et défense juridique.
Elle ne remplace pas votre sécurité informatique et n'empêche aucune attaque. Elle intervient au moment où vos défenses ont été franchies, pour payer ce que vous ne pouvez pas absorber : les experts en réponse à incident mobilisés dans l'heure, les semaines de chiffre d'affaires perdues, les avocats et la cellule de communication.
C'est une différence de nature avec la RC Professionnelle, qui indemnise les tiers lésés. La police cyber indemnise d'abord vous. Les deux se déclenchent souvent sur le même sinistre : une fuite de données provoque à la fois vos propres frais de restauration et des réclamations clients.
Qui a réellement besoin d'être couvert ?
Toute structure qui perdrait de l'argent si ses systèmes s'arrêtaient trois semaines, et toute structure qui détient des données personnelles.
Concrètement : les PME manipulant des données clients, les sites e-commerce, les cabinets comptables, médicaux et juridiques, les éditeurs SaaS, et les sous-traitants critiques de grands comptes. Ces derniers sont de plus en plus souvent contraints par contrat de justifier d'une couverture.
L'idée que les TPE seraient trop petites pour intéresser un attaquant est fausse depuis longtemps. Les campagnes sont automatisées : elles scannent des failles, pas des noms. Une petite structure avec un logiciel métier non mis à jour est une cible plus rentable qu'un grand groupe, parce qu'elle paie plus vite et se défend moins bien.
Combien coûte une assurance cyber en 2026 ?
À titre indicatif et non contractuel : 400 à 1 500 € par an pour une TPE de services peu exposée, 1 500 à 6 000 € par an pour un profil sensible ou fortement dépendant de prestataires.
Le tarif se construit sur cinq variables : votre chiffre d'affaires, le volume et la sensibilité des données traitées, l'état de vos sauvegardes, la généralisation de l'authentification multifacteur, et la criticité de vos dépendances fournisseurs. Le secteur d'activité module l'ensemble, la santé et la finance sont structurellement plus chères.
Contre-intuitivement, ce n'est donc pas la taille qui pèse le plus, mais la maturité. Deux entreprises au même chiffre d'affaires peuvent voir leur prime varier du simple au triple selon la qualité de leur dossier technique. C'est le levier sur lequel vous avez la main.
Combien coûte une cyberattaque, si l'on ne fait rien ?
Les études ASTERÈS/CRIP, CESIN et Hiscox situent le coût médian d'un incident pour une PME française entre 45 000 € et 110 000 €, hors pénalités contractuelles.
La durée d'interruption médiane après un ransomware ou une attaque sur la chaîne d'approvisionnement se situe autour de 19 à 23 jours. C'est cette durée, et non la facture technique, qui fait l'essentiel du sinistre : trois semaines sans facturer, avec les charges qui continuent, mettent en difficulté une majorité de TPE.
S'y ajoutent des coûts moins visibles mais durables : la perte de confiance client, les pénalités de retard sur des engagements contractuels, et le temps de direction absorbé par la gestion de crise pendant plusieurs semaines.
Que couvre concrètement la police, garantie par garantie ?
Quatre blocs constituent le socle de la plupart des programmes : frais IT et forensic, perte d'exploitation, communication de crise, protection juridique.
Les frais IT et forensic financent l'équipe de réponse à incident : analyse des journaux, identification du vecteur d'entrée, éradication, restauration des données et validation de la remise en service. Certains contrats couvrent aussi le test d'intrusion post-incident.
La perte d'exploitation indemnise le chiffre d'affaires perdu et les charges fixes pendant l'arrêt, ainsi que les frais supplémentaires engagés pour tenir : location de matériel, heures supplémentaires, prestataires ponctuels. Les meilleures offres étendent cette garantie aux dépendances fournisseurs, à condition qu'elles aient été déclarées à la souscription.
La communication de crise donne accès à une cellule de relations publiques, à une hotline clients et à une surveillance des fuites sur le dark web. La protection juridique prend en charge les honoraires d'avocats, la défense face aux recours de tiers, le recours contre un prestataire défaillant et l'assistance lors des contrôles CNIL ou ACPR.
Quelles exclusions vous feront refuser l'indemnisation ?
Les quatre plus fréquentes : actes intentionnels, absence de sauvegardes, non-respect des mesures déclarées lors de la souscription, et amendes administratives.
L'absence de sauvegardes isolées et testées est de loin le premier motif de litige. Les assureurs la vérifient à la souscription et la re-vérifient au sinistre. Déclarer des sauvegardes que l'on n'a jamais testées revient à souscrire une police vide.
Le second piège est la déclaration inexacte : si vous avez indiqué une authentification multifacteur généralisée et que l'attaque est passée par un compte qui n'en avait pas, l'indemnisation peut être contestée. La souscription est un moment de vérité technique, pas un formulaire administratif.
Enfin, les sanctions administratives (typiquement une amende CNIL) ne sont généralement pas assurables en droit français. La police finance la défense et la mise en conformité, pas la pénalité elle-même.
RGPD et DORA : ce que la réglementation exige vraiment
Le RGPD impose de notifier la CNIL sous 72 heures. DORA, applicable depuis le 17 janvier 2025, impose aux entités financières et à leurs prestataires TIC critiques un plan de résilience documenté.
Aucun des deux textes ne rend l'assurance cyber obligatoire. Tous deux imposent en revanche des obligations qui coûtent cher à honorer en situation de crise : analyse d'impact, notification des personnes concernées, hotline, reporting d'incident dans des délais courts, documentation des mesures correctives. C'est précisément ce que la police finance.
Pour les entités soumises à DORA, le calendrier de supervision s'est resserré en 2025-2026, avec des tests de résilience avancés pour les entités significatives et une supervision directe de certains prestataires TIC critiques. L'assurance ne vous met pas en conformité : elle vous donne les moyens humains de la démontrer.
Comment faire baisser votre prime avant même de demander un devis
Cinq mesures techniques font davantage pour votre tarif que n'importe quelle négociation commerciale.
Généraliser l'authentification multifacteur sur la messagerie, le VPN et les outils critiques. Mettre en place des sauvegardes isolées et testées selon la règle 3-2-1. Maintenir un patching régulier avec un antivirus ou un EDR actif. Sensibiliser les équipes au phishing et appliquer le moindre privilège sur les accès. Documenter un plan de réponse à incident, même court.
Les assureurs regardent aussi la dimension organisationnelle : formation, audits, tests d'intrusion, plans de continuité. Un dispositif de détection et réponse, même externalisé, est un signal fort de maturité. C'est la raison pour laquelle je fais toujours commencer par une évaluation avant de solliciter le marché : un dossier documenté se négocie, un dossier vide se subit.
Sources : baromètre CESIN 2024, Hiscox Cyber Readiness Report 2024, étude ASTERÈS/CRIP, publications ANSSI, règlement (UE) 2022/2554 (DORA), règlement (UE) 2016/679 (RGPD). Les ordres de grandeur varient selon le secteur, la taille et la maturité sécurité. Informations générales à caractère non contractuel ; elles ne constituent pas une recommandation personnalisée au sens de la DDA.